Mgr Feillet décrypte la lettre du Vatican sur la fin de vie - L'Eglise Catholique à Reims et dans les Ardennes

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Publié le 28 septembre 2020

Mgr Feillet décrypte la lettre du Vatican sur la fin de vie

Mgr Bruno Feillet, évêque auxiliaire de Reims, et président du Conseil Famille et Société de la Conférence des évêques de France était l’invité de KTO le 23 septembre. Dans cette vidéo, il décrypte le dernier document de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur la fin de vie et sur le soin apporté aux personnes qui s’approchent du grand passage. La lettre s’appelle « Samaritanus Bonus », ce qui signifie « Le Bon Samaritain ».

Pourquoi ce document s’appelle le Bon Samaritain ?

« Notre coeur doit savoir regarder ». Le Bon Samaritain a un coeur qui regarde. C’est son coeur qui a parlé. Il a donné de son temps et de son argent. Nous n’avons pas à choisir qui est notre prochain.

Que rappelle cette lettre sur la personne humaine ?

Cette lettre rappelle l’anthropologie, c’est-à-dire le sens de la personne humaine. Il y a une dignité qui s’impose à nous. Cette dignité n’a pas de critères. Le corps médical n’a pas à décider des critères. Notre humanité s’impose à nous et ne se perd pas. Ces personnes malades convoquent notre humanité. Et elles nous font du bien.

Que dit cette lettre sur l’euthanasie ?

On sait que les demandes d’euthanasie ou de suicide assisté relèvent d’un sentiment d’abandon. En réalité, ce que nous dit le cardinal Ladaria, qui signe la lettre avec l’approbation du pape, c’est que toutes ces demandes sont en fait des appels au secours. S’il y a de l’aide et de l’amour, et si la souffrance est diminuée, ce n’est plus la demande d’euthanasie qui sprévaut. C’est alors la qualité de relation humaine qui est mise en valeur. On accompagne mais on n’accélère pas la mort. Les chrétiens doivent faire objection de conscience lorsqu’on leur demande de collaborer à des demandes d’euthanasie ou de suicide assisté.

Que retenez-vous de cette lettre ?

  • Nous sommes dans une culture de l’individualisme. On oublie trop souvent que les individus sont dans une vie relationnelle. Nous sommes tous reliés les uns aux autres, et au Créateur.
  • Comme le dit le pape François, nous sommes dans une culture du déchet. Les personnes âgées ne sont pas à jeter. Elles font partie de la vie. Elles sont nos racines. C’est elles qui nous ont donné la vie. Ils nous faut les accompagner avec dignité, jusqu’au bout.

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