Lancement du synode sur la synodalité - L'Eglise Catholique à Reims et dans les Ardennes

Actualités

Publié le 18 octobre 2021

Lancement du synode sur la synodalité

Ce week-end s’est ouvert le synode sur la synodalité, qui débute avec une phase diocésaine. Qu’est-ce que ce synode voulu par le pape François ? Comment y contribuer ? Voici quelques pistes de réflexion et d’actions.

Qu’est-ce que le synode sur la synodalité ?

Pour une Eglise synodale : communion, participation et mission !

Tous les termes de ce titre sont importants : communion, participation, mission.

Discours du pape François au diocèse de Rome, le 18 septembre 2021

Le mot « synode » contient tout ce dont nous avons besoin pour comprendre: « marcher ensemble ». Le livre des Actes est l’histoire d’un chemin qui part de Jérusalem, et, en traversant la Samarie et la Judée, en poursuivant dans les régions de la Syrie et de l’Asie Mineure, et ensuite en Grèce, s’achève à Rome. Cette route raconte l’histoire dans laquelle marchent ensemble la Parole de Dieu et les personnes qui, à cette Parole, accordent attention et foi. Tous sont protagonistes, personne ne peut être considéré comme un simple figurant. Les ministères étaient alors encore considérés comme d’authentiques services. Et l’autorité naissait de l’écoute de la voix de Dieu et des gens – ne jamais les séparer! – (…)

Pour en revenir au processus synodal, la phase diocésaine est très importante, car elle implique l’écoute de la totalité des baptisés, sujet du sensus fidei l’infaillible in credendo. Il y a beaucoup de résistances pour surmonter l’image d’une Église qui distingue rigidement entre chefs et subordonnés, entre ceux qui enseignent et ceux qui doivent apprendre, en oubliant que Dieu aime renverser les positions : « Il a renversé les puissants de leurs trônes, il a exalté les humble » (Lc 1, 52). Marcher ensemble découvre l’horizontalité plutôt que la verticalité comme sa ligne. L’Église synodale restaure l’horizon d’où surgit le Christ soleil : ériger des monuments hiérarchisés, c’est le recouvrir. Que les pasteurs marchent avec le peuple, parfois devant, parfois au milieu, parfois derrière. Devant pour guider, au milieu pour encourager et ne pas oublier l’odeur du troupeau, derrière car le peuple a du « flair ». Il a le flair pour trouver de nouveaux chemins pour le chemin, ou pour retrouver la route perdue. (…)

Ne soyez pas désenchantés, préparez-vous à des surprises. Il y a un épisode du livre des Nombres (ch. 22) qui parle d’une ânesse qui deviendra prophète de Dieu. Les Hébreux terminent le long voyage qui les conduira à la terre promise. Leur passage effraie le roi Balak de Moab, qui s’appuie sur les pouvoirs du magicien Balaam pour bloquer ces personnes, en espérant éviter une guerre. Le magicien, croyant à sa manière, demande à Dieu ce qu’il doit faire. Dieu lui dit de ne pas aider le roi, mais il insiste, puis il cède et monte sur une ânesse pour accomplir l’ordre reçu. Mais l’ânesse change de direction car elle voit un ange avec une épée dégainée qui se tient là pour signifier que Dieu est contraire. Balaam la tire, la bat, sans réussir à la remettre sur la route. Jusqu’à ce que l’ânesse se mette à parler, entamant un dialogue qui ouvrira les yeux du magicien, transformant sa mission de malédiction et de mort en une mission de bénédiction et de vie. (…)

Entretien avec le cardinal Grech, secrétaire général du Synode des évêques, à Radio Vatican 10 septembre 2021

« Dans le processus synodal, l’Église essaie d’écouter l’Esprit Saint ; et ainsi, la dimension spirituelle c’est la clé pour comprendre tout ce processus »

« Tous les baptisés auront cette occasion de communiquer à leur pasteur et à l’Église ce qu’ils sont convaincus que l’Esprit veut communiquer à l’Église aujourd’hui »

« Si nous voulons vraiment que ce soit un cheminement synodal, dit-il, alors nous devons nous mettre à genoux et demander l’aide de l’Esprit Saint : il n’y a pas de discernement s’il n’y a pas d’Esprit Saint. »

« En convoquant un synode sur la synodalité, l’Église veut mieux se comprendre ». « Si l’Église n’assume pas le style de la synodalité, ce ne sera pas l’Église » « comme le rappelle le Magistère, parler de synodalité et de l’Église, c’est parler de la même chose. S’il n’y a pas une Église qui soit communion, où tous les baptisés sentent qu’ils participent, alors l’évangélisation en souffrira aussi ».

« Quand nous disons ‘Peuple de Dieu’, nous entendons tout le monde : de Pierre, le Saint-Père, au dernier baptisé ».

Consultez le document préparatoire pour le synode sur la synodalité : « Pour une Eglise synodale : communion, participation et mission »

La phase diocésaine du synode sur la synodalité

• Octobre – Janvier : rencontres (3 dans l’idéal) des volontaires par petits groupes constitués librement autour des pôles thématiques proposés.
• Février : élaboration du document diocésain et envoie à la Conférence des évêques de France
• Printemps et ensuite : retours aux participants sur la mise en place concrète de leurs propositions et les décisions prises

Une proposition de schéma-type pour ces rencontres :

• Prière à l’Esprit saint
• Choix d’un modérateur, d’un gardien du temps et d’un secrétaire
• Tour de table pour dire dans quel état d’esprit est chacun (ma météo intérieure), env. 10 mn
• Lecture du thème choisi
• Chacun s’exprime et est écouté sans débat
• Discussion pour proposer des Petits Pas Possibles : pour nous, pour notre diocèse, pour l’Église d’Europe et universelle
• Prière
• Envoi du bilan des 3 rencontres

Marie-Ange Turquais (Espace Missionnaire Sedan-Yvois) est la déléguée diocésaine pour la synodalité.
Vous pouvez la contacter à cette adresse mail : synode@catholique-reims.fr

Pour aller plus loin

Propositions de thèmes à approfondir au choix (un ou plusieurs par équipes) dans le document à télécharger ci-dessous.


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