Regard de chrétien sur l'accompagnement au deuil - L'Eglise Catholique à Reims et dans les Ardennes

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Publié le 2 novembre 2020

Regard de chrétien sur l’accompagnement au deuil

Le témoignage de Dominique Monier est à retrouver dans la lettre d’infos spéciale Toussaint.

Dominique Monier, 62 ans est retraitée. Ancienne aide-soignante en soins palliatifs, elle se forme actuellement pour devenir députée aux obsèques sur l’espace missionnaire Reims-Nord. Elle accompagne déjà des familles en deuil. Voici son témoignage.

La mort est une habitude. Je l’ai toujours beaucoup côtoyée dans le cadre du travail. Les gens mourants ne me font pas peur. C’est aux funérailles de mon propre père que l’idée de devenir députée aux obsèques m’est venue. Mon leitmotiv ? Être au service !

Quand je rencontre une famille endeuillée, je commence toujours par lui demander de retracer la vie du défunt. Je m’émerveille devant les richesses de la vie des personnes. Si les proches arrivent souvent avec le visage triste, au fur et à mesure de la conversation, je les sens plus sereins. C’est toujours apaisant de se rappeler les bons souvenirs. Ensemble, nous choisissons les lectures. J’ai reçu des familles qui ne savaient presque pas lire. D’autres avec qui, il fallait décrypter le sens des textes.

Face à la mort, les gens sont vrais. Ils ne peuvent pas se cacher. Ils sont sans artifice et c’est ce que j’aime bien. Le décès d’un proche est toujours un moment propice pour s’interroger sur ses croyances.

Il y de grands questionnements sur l’après. Nous échangeons sur le sens de la vie, sur l’éternité. Certains affirment ne croire en rien. Mais, lorsqu’on explique aux familles que leur défunt va dans la maison de Dieu, elles se sentent apaisées. On sent le basculement. L’Esprit Saint est à l’œuvre.

La mort interroge ma foi. Lorsque je fais des obsèques, je suis joyeuse. Le Christ est palpable. Il m’accompagne et m’envoie son Esprit pour trouver les mots justes. Heureusement qu’il y a l’Église. C’est un réconfort. Avec les autres accompagnateurs de familles endeuillées ou les députés aux obsèques, nous nous réunissons pour parler de ce que l’on vit.

Je trouve cela dommage que rien ne soit fait pour « l’après obsèques ». Les gens viennent juste le dimanche chercher une veilleuse. Parfois, je me
demande ce qu’il continue de se passer dans leur vie ou dans leur cheminement spirituel. Il faut faire confiance à l’Esprit Saint !


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