Méditation en vue de la communion spirituelle - 7ème dimanche de Pâques - L'Eglise Catholique à Reims et dans les Ardennes

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Publié le 23 mai 2020

Méditation en vue de la communion spirituelle – 7ème dimanche de Pâques

proposée par les prêtres de l’équipe pastorale de l’espace missionnaire Montagne Val d’or

Entre l’Ascension et la Pentecôte, en ce 7 ème dimanche de Pâques, nous sommes invités à attendre le Don de l’Esprit Saint que Dieu nous fait en son Fils Jésus Christ. Nous avons la chance, aujourd’hui, de lire une partie du chapitre 17 de l’évangile de Saint Jean, qui rapporte les paroles que Jésus adresse à son Père, juste avant sa passion. Il introduit ses disciples dans cette intimité car eux-mêmes vont entrer dans le circuit d’amour et de tendresse qui unit le Père et le Fils.

Mais revenons à ce moment particulier qui nous est proposé aujourd’hui, lorsque les apôtres sont restés seuls alors que Jésus s’était séparé d’eux, enlevé au ciel. Ils ont dû être déconcertés : l’absence de Jésus, loin de calmer leur angoisse, n’a fait que l’augmenter. Ils ont eu l’impression d’être orphelins. Et ils ressassent ces questions : « Seigneur, est-ce maintenant que
tu vas rétablir le Royaume pour Israël ? » – « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas… » – « Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit. » – » Et puis cette phrase énigmatique : « Encore un peu de temps vous ne m’aurez plus sous vos yeux, et encore un peu et vous me verrez. »…

Alors, nous dit le texte des Actes des Apôtres (1 ère lecture), les disciples se retrouvent « dans la chambre haute », comme confinés. C’est l’incertitude, le désarroi. Il leur reste la prière et, on peut l’imaginer, ils se remettent en mémoire ce qu’ils ont vécu avec Jésus ainsi que les dernières paroles du Maître. Ils sont loin de tout comprendre, mais ils restent cependant dans
l’attente puisque Jésus leur a promis de leur envoyer son Esprit.

Ces questions et cette attitude des disciples continuent d’être les nôtres car nous aussi, nous sommes dans l’entre-deux : Jésus a disparu à notre regard, nous portons bien des questions mais cependant nous sommes tendus vers le Don plénier que Jésus nous a promis. Certes les disciples viennent de voir Jésus s’élever au ciel, ce lieu où, selon la tradition, Dieu réside. Cette disparition est en même temps comme une première réponse à leurs questions puisqu’ils avaient entendu Jésus dire ceci à son Père: « Je ne suis plus dans le monde, eux ils sont dans le monde, et moi je viens vers Toi. »

Cette entrée de Jésus dans la demeure de Dieu vient couronner les trois années consacrées à la vie qu’il a menée avec eux : dès le début Jésus accomplissait des « œuvres » qui sont celles de Dieu lui-même. D’ailleurs les juifs le lui ont bien reproché. « Oui, c’est vrai, se disent les disciples, Jésus n’a jamais rien fait d’autre que de révéler la présence de Dieu aux hommes.» C’est bien cela que Jésus a voulu dire en rappelant cette expression intense « la gloire de Dieu »: « Père, glorifie ton Fils afin que ton Fils te glorifie ». Saint Pierre, dans la 2ème lecture, rappelle aux premiers chrétiens : « Mes bien aimés, dans la mesure où vous communiez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous afin d’être dans la joie et l’allégresse quand sa gloire se révélera. »

Autrefois, dans l’histoire du peuple élu, la « gloire de Dieu » c’était l’action de libération que Dieu avait accomplie en faveur de son peuple. Or voici qu’aujourd’hui cette action s’est accomplie par la présence de Jésus et son action en faveur de tous : libérations physiques, morales, religieuses, sociales et la fondation d’un peuple de fils et de frères. Toute cette œuvre
correspond à l’ouverture à « la vie éternelle » : « la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent et celui que Tu as envoyé, Jésus Christ. ». Ce terme « vie éternelle » est parfois difficile à comprendre car il semble désigner une existence qui n’a pas de fin. Ce n’est pas faux mais insuffisant. En effet dans la bouche de Jésus, il s’agit d’une vie de plénitude correspondant à la joie d’une présence immédiate et intense. C’est cela cette « vie éternelle » dont Jésus se nourrit lui-même parce qu’il est LE FILS. Mais elle nous est donnée à nous aussi par le Père grâce à « l’œuvre » suprême de son Fils mourant et
ressuscitant.

Lisons et relisons ces dernières paroles de Jésus et étendons notre lecture à l’ensemble du chapitre 17 de l’évangile de Saint Jean. Avec nos questions, nos incompréhensions, et même nos doutes, vivons dans l’attente de cette « vie éternelle » que nous communique l’Esprit Saint. Rappelons-nous les paroles de Pierre : « A qui irions-nous, Seigneur, tu as les paroles de la vie
éternelle. »

Equipe pastorale
de l’Espace Missionnaire
Montagne Val d’or


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