Mgr François Marty - L'Eglise Catholique à Reims et dans les Ardennes
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Mgr François Marty

Mgr François Marty

Mgr François  MARTY  archevêque de Reims  de 1960 à 1968, (cardinal en 1969) -grande figure de l’Eglise du XX ème-

Né  dans une famille de paysans aveyronnais du Ségala, terre rude et ensoleillée du sud du Massif Central, inlassable avocat du Concile Vatican II, président de la Conférence des évêques de France de 1969 à 1975, archevêque de Paris, ami de Georges Pompidou- auvergnat comme lui – et fidèle serviteur des papes , Mgr Marty a su allier audace et constance, modernité et tradition.

Comme il l’avait fait dans le Cantal, il parcourt son diocèse avec sa célèbre 2 CV, allant jusqu’à la prêter à tel ou tel séminariste qui en a besoin.

 Mgr Marty gouverne selon les principes de la collégialité et de la subsidiarité. Il prend son temps avant de décider lorsqu’il est confronté à une situation compliquée, suivant la philosophie de l’Action catholique qui l’avait formé.

 Il  fait de la «  pastorale d’ensemble » l’un des aspects majeurs de son épiscopat à Reims. Il crée la Mission de Reims, visant à favoriser la collaboration entre clercs et laïcs. En 1963, il écrivait un article dans Eglise de Reims : « d’une pastorale de sédentaires à une pastorale de nomades ». Ce qui a vraiment des accents très actuels.

Il tient à montrer que le chrétien doit tout à la fois humaniser et évangéliser le monde, ces deux tâches devant être effectuées simultanément et non de manière successive.

L’un des temps forts vécus par Mgr Marty à Reims fut son accueil du général de Gaulle et du chancelier Konrad Adenauer devant le parvis de la cathédrale, le 8 juillet 1962. Se retrouver à Reims pour les deux chefs d’Etat constituait un symbole majeur,  non seulement parce que sa cathédrale avait été défigurée par l’armée allemande en 1914, mais encore parce que le premier acte de la capitulation allemande lors de la seconde guerre mondiale, fut signé dans cette même ville, le 7 mai 1945.

Sa célèbre 2 CV l’a « emmené jusqu’au paradis » comme il l’avait prédit, puisqu’il est mort en la conduisant, happé par un train sur un passage à niveau, à l’âge de 90 ans.

 Il a laissé le souvenir d’un homme à l’accent caillouteux du Rouergue, affable et généreux. Sa réputation  empreinte de dynamisme et d’ouverture, rappelle la figure de Mgr Emmanuel Suhard, archevêque de Reims de 1930 à 1940 : mêmes origines rurales, même simplicité, même sens de la mission en direction des personnes les plus éloignées de l’Eglise.

 cf le livre récent d’Olivier LANDRON, éditions du Cerf.


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