La fête de la St Vincent, le 22 janvier : ce n’est pas qu’un défilé ! - L'Eglise Catholique à Reims et dans les Ardennes

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Publié le 26 janvier 2020

La fête de la St Vincent, le 22 janvier : ce n’est pas qu’un défilé !

Diacre espagnol du IVème siècle, Vincent de Saragosse serait mort martyr à Valence le 22 janvier 304, date retenue pour sa fête dans le calendrier grégorien. Une  légende raconte que St Vincent se serait arrêté au bord d’une vigne pour échanger avec des vignerons. Son âne brouta de jeunes pieds de vigne qui furent, à la vendange suivante, très productifs ! La taille était née ! Et précisément c’est en général à partir de cette date, que les vignerons réalisent cet exercice.

St Vincent est célébré depuis des siècles comme le protecteur des vignes et des vignerons. L’Archiconfrérie Saint-Vincent des vignerons de Champagne- regroupant une petite centaine de confréries locales-  est née quant à elle,  dans les années 1930.

Cette belle journée de fête, de prière, de partage inter-générationnel, de vivre ensemble, de respect de la nature, transmet un patrimoine vivant de génération en génération. Enfants costumés, porteurs de brioches en tabliers blancs et du St Patron en procession.

Tous – chrétiens et non-chrétiens- étaient invités à se retrouver à la célébration présidée par le Père Paul-Emmanuel Lallement, en l’église St Jean-Baptiste de Cumières.

Le Père Paul-Emmanuel Lallement dans son homélie, est revenu largement sur la Parabole du Semeur :  «  Le Semeur de la parabole, c’est Dieu. La terre c’est notre âme, notre intériorité. Le bon grain, c’est la grâce, le don de Dieu, sa Parole.

Tout cela nous est offert, parce que tous les hommes sont les enfants bien-aimés du Père. Le problème ne vient pas du semeur mais de nous. Quand nous sommes sur le bord du chemin : nous avons rencontré le Seigneur, mais le grain est picoré par les oiseaux … ou quand nous sommes sur le sol pierreux où rien ne pousse … ou sur les ronces : alors notre cœur se laisse envahir par les soucis, les bruits et tout ce qui nous embarrasse ! On a du mal à se réjouir de choses simples !

Mais la terre de notre cœur est destinée à devenir une bonne terre. C’est toujours nous qui désespérons de Dieu ou de nous-mêmes, jamais Dieu ! Car nous sommes « aimables » à ses yeux ! Dieu nous rejoint dans notre vie. Nos ancêtres étaient pauvres mais riches de la « récolte intérieure »,  pour la vie éternelle. Ne laissons pas tomber notre champ intérieur. Demandons cette grâce à Dieu. Si nous ne croyons pas en Dieu, je vous propose de lui dire « : Si tu existes, aide-moi à te découvrir ! »

St-Vincent2020

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