"Nous nous réunissons par WhatsApp pour prier avec d'autres" - L'Eglise Catholique à Reims et dans les Ardennes

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Publié le 29 avril 2020

« Nous nous réunissons par WhatsApp pour prier avec d’autres »

Henry Castany est diacre à Reims. Avec son épouse, il a accepté de nous partager un peu son quotidien pendant le confinement. Voici son témoignage.

Comment se passe votre confinement ?

Il se passe bien dans la mesure où nous avons un jardin : on peut respirer ! Et nous sommes deux ! Et nous sommes bien entourés ! On le savait, mais c’est une vraie confirmation. Des liens de gentillesse, d’amitié avec nos voisins avec lesquels les relations deviennent plus solides. On y découvre même de l’affection.

On s’aperçoit que les réseaux fonctionnent bien, entre diacres notamment. On a des nouvelles des malades au jour le jour. Nous vivons une belle fraternité

Dans notre espace missionnaire, les liens continuent aussi : le jour de Pâques, nous avons trouvé des chocolats déposés par notre responsable d’espace missionnaire dans notre boîte aux lettres. Une attention qui nous a fait chaud au cœur.

Est-ce parfois une épreuve ?

Au début, nous étions un peu paumés. Nous avons dû revisiter l’organisation de notre journée… Des moments de prière ponctuent notre temps. La prière des heures, la messe du matin , le chapelet de la Miséricorde.

Cela a été très difficile le jour de Pâques. Même si nos enfants nous ont apporté un repas de fête, nous n’étions pas tous réunis, avec enfants et petits-enfants, comme nous en avons l’habitude. De 25 habituellement nous nous sommes retrouvés juste à 2 !

Il y a aussi ce sentiment d’impuissance de ne pouvoir être auprès de ceux qui sont dans la souffrance, de ne pouvoir les serrer dans nos bras… Il nous reste la prière et nous prions en couple et même à deux couples, avec notre beau-frère et belle-sœur qui habitent la Drôme, tous les soirs, nous nous réunissons par WhatsApp en vidéo pour prier les vêpres ensemble et garder contact.

A quoi compareriez-vous ce moment si incroyable ?

Cela ressemble à une longue retraite, une relecture de ce qui est véritablement important dans nos vies.

Chaque matin j’écoute la messe du pape François à 7 heures et j’aime ses mots justes de vérité, de simplicité et de profondeur. On prend conscience que ce n’est pas facile de mener la barque actuellement. Cela nous ramène à une réelle humilité : l’infiniment petit nous bouscule à tous les plans : sanitaire, politique, économique, social, et nous sommes si démunis.

Et le Seigneur nous rappelle sa présence active dans notre vie : « Mon âme s’attache à Toi, Ta main droite me soutient.» Malgré des casses terribles à prévoir, en parallèle de très belles choses se réactivent. Nous vivons une cure d’approfondissement et de discernement. Et nous profitons et partageons avec bonheur les initiatives diocésaines.

Du mal présent, avec la grâce de Dieu, ne pouvons-nous pas en tirer un bien ? Nous y croyons fermement.

Propos recueillis par Elisabeth Joubert

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